jeudi, juillet 19, 2007

BALADE A COULOMMIERS

3 commentaires:

jacques a dit…

J et E aimaient la Nature
"Il n'y a pas de ligne dans la nature"
Vous voyez dans la nature
Tu auscultes les branches comme d'autres les bronches
Merci d'aimer la nature comme vous faites
Mais je crois que vous ne vous laissez pas assez allé.
La couche d'ozone de l'art a disparu
Plus rien ne nous protège
Vincent reste la référence
Avec ta gestuelle, Joelle, ose dessiner avec des brosses comme le peintre du Brabant
Ne m'en veux pas si je te dis cela.
Van Gogh, oui!
Durer, non!
Ne gaspille pas ton temps avec ton talent.
Merci de ne pas donner raison aux photographes!
A bientôt vous deux!

Christian Ahrens a dit…

Pas tout a fait d'acord, Jaques..
ne m'en veut pas, mais le gestuelle de Joelle n'a rien avoir avec Dürer,
elle est "Mandine": libre, sauvage, sensible, impressioniste au vrai sens du mot.
La couleur on n'en a pas besoin chez ces dessins; c'est au spectateur de s'y plonger et de les imaginer.
Ils sont tellement beaux, que je les regarde tres souvent, Joelle!
Merci.
Chris

mandine a dit…

Cher Jacques, j'ai reçu avec plaisir ton message, mais excuses- moi, même si je ressens et comprends ton point de vue, il faut que je te dise que nous avons tous des chemins différents et des besoins différents et qui eux-mêmes peuvent changer suivant l'ambiance, l'époque dans laquelle nous existons, et quoi que tu en dises, l'enfance fait partie de nous, y revenir ou ne pas y revenir ne changera rien (voir messagerie blog Eduardo)nous sommes façonnés par notre enfance et la société dans laquelle nous vivons. Nous ne sommes pas et nous serons jamais Durer, Van Gogh, Picasso et bien d'autres, se référer à toutes ses époques est aussi un retour ou une nostalgie du passé.
A chacun de nos pas nous entrons dans une nouvelle dynamique puisqu'aujourd'hui ne peut pas être hier. Nous sommes en suspension entre hier et aujourd'hui avec un pied qui quitte le passé et l'autre, qui avance résolument vers l'avenir.
C'est cette dynamique de l'instant que je cherche bien modestement. Je cherche à être moi, Joëlle, avec mes talents, mes imperfections, mes difficultées, mes envies, mes désirs, mes rêves, mes doutes, mes références et mon aspiration à être neuve.
Lorsque je suis devant un arbre, par exemple, je peux bien sur chercher à représenter l'arbre photographiquement ou avec les sensations d'un Turner, ou avec la poësie d'un Redon, ou... Je regarde l'arbre et je fais ce que moi Joëlle j'ai envie; en ce moment c'est un peu le fantastique qui m'anime, peu importe qu'il y ait des lignes ou pas dans la nature dans ce que j'interpréte il y a du plaisir de la satisfaction, et bien sûr des doutes sur mes capacités, mais c'est cela qui rend la dynamique possible, ces doutes me propulsent vers d'autres possibilités. Excuses-moi donc si ma façon de m'exprimer te déçoit (dans ta vision à toi). Je ne suis pas dans ton monde, je suis Joëlle point.
Et si Picasso pouvait voir des crânes dans" Madame Cezanne "ou "les Femmes d'Alger", je peux aussi sans le génie de Picasso, voir des monstres ou autres figures dans un arbre. ( voir le blog de Jacques :
http://pikasso02.skyrock.com )
Bises Joëlle